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La fessée aux enfants pour ou contre

fessé enfant

La fessée fait débat depuis longtemps déjà au sein des discussions entre parents, opposant ceux qui prônent qu’une bonne claque n’a jamais fait de mal à personne à ceux qui s’insurgent du moindre châtiment corporel.

La fessée comme punition, bonne ou mauvaise idée ?

Du Côté de l’école : Une circulaire de l’Education Nationale datant de juin 1991 rappelle que « tout châtiment corporel est interdit ». A l’origine, les châtiments corporels avaient été mis officiellement hors la loi dans les écoles en France depuis 1887 ! L’arrêté du 18 janvier rappelait alors aux instituteurs qu’il « est absolument interdit d’infliger aucun châtiment corporel aux élèves » et que « les seules punitions dont l’instituteur puisse faire usage sont : les mauvais points, la réprimande, la privation partielle de récréation, la retenue après la classe sous la surveillance de l’instituteur et l’exclusion temporaire ». Mais en 1889, la Cour de Cassation reconnaissait aux maîtres et éducateurs un droit de correction au même titre que celui attribué aux parents, tolérant ainsi les châtiments corporels dans la mesure où la santé de l’enfant ne s’en trouvait pas compromise. Comme dit la chanson : « un pas en avant, deux pas en arrière…. »….

Du Côté des Scientifiques : une récente étude présentée en Californie à San Diego le 25 septembre 2009 lors de la 14ème Conférence Internationale sur la violence et les traumatismes, démontre que la fessée et l’intelligence sont liées. Ainsi, le professeur Murray Straus de l’Université de New Hampshire, qui a étudié deux groupes d’enfants (1 groupe de 806 enfants de 2 à 4 ans et un groupe de 704 enfants de 5 à 9 ans) a noté que “plus on donne de fessées, plus il y a ralentissement du développement de la capacité mentale de l’enfant”. Ce même professeur a étudié la pratique des châtiments corporels dans 32 pays en n’interrogeant pas moins de 17400 étudiants universitaires. Il en est ressorti que le QI était moyennement plus faible dans les pays où la pratique de la fessée était de rigueur. L’explication apportée serait que la fessée engendre un stress chronique qui provoque des symptômes post-traumatiques chez l’enfant ; ces mêmes symptômes étant directement liés à la baisse de QI.

Du Côté des organismes : En novembre 2002 l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS), dans son rapport sur « la violence et la santé » fait de la violence envers les jeunes un problème de santé publique : « Le comportement des parents et le milieu familial jouent un rôle essentiel dans le développement d’un comportement violent chez les jeunes. On estime de plus en plus qu’il peut être bénéfique de former tous les parents et les futurs parents ». Le Conseil de l’Europe, dans son rapport d’octobre 2002, affirme « qu’il ne peut être accepté qu’une société qui interdit toute forme de violence entre adultes tolère que les adultes infligent des violences physiques aux enfants » (ref. 41, page 6). Suite à une longue enquête internationale faite par un expert indépendant Paulo Sergio Pinheiro, l’ONU prend clairement position : « J’engage les Etats à interdire, quel que soit le contexte, toutes les formes de violence à l’encontre des enfants, y compris tous les châtiments corporels ».

Du côté d’Internet : Si vous êtes intéressé(e)s par des informations vraiment complètes sur l’éducation sans violence, je vous conseille vivement de visiter le site nifesseesnitapes.org Vous y trouverez des références scientifiques, mais aussi des approches de solutions pour une éducation positive, ….

« Il arrive un moment, dans la vie intérieure des familles, où les enfants deviennent, soit volontairement, soit involontairement, les juges de leurs parents. »Honoré de Balzac (1879-1936)

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